Les racines : souveraineté populaire, imputabilité, subsidiarité
La Constitution fondatrice — appelée « Constitution provisoire » dans les versions
antérieures — définit la souveraineté comme capacité d'agir, la
délégation comme attribution d'un pouvoir sans que le peuple en perde
la propriété, l'imputabilité comme obligation de répondre de ses
décisions, la responsabilité comme obligation d'en assumer les
conséquences, la subsidiarité comme exercice de la décision au niveau
le plus près des citoyens concernés, et le mandat impératif comme
encadrement des mandataires par des obligations déterminées.
Dans une logique strictement représentative, la surveillance est concentrée dans les
institutions, les partis d'opposition, les médias et les élections périodiques. Dans une
logique de souveraineté populaire, les citoyens participent eux-mêmes à la
compréhension, au suivi et à l'évaluation des décisions.
2024-2025 : la possibilité organisationnelle
Les Statuts et Règlements, révisés le 21 novembre 2024 et adoptés le 13 avril 2025,
donnent au Conseil exécutif la responsabilité de créer les comités requis par les
activités du parti. Cette disposition rend possible un comité interne. Elle ne crée pas
un organisme autonome et ne lui accorde aucun pouvoir légal.
Trois statuts très différents ne doivent pas être confondus : un comité du
parti agit sous la responsabilité du parti; un organisme juridiquement
distinct possède sa propre gouvernance mais doit gérer séparément ses
relations financières et politiques avec le parti; un organisme public de
contrôle reçoit ses pouvoirs d'une loi — ce que le comité proposé ne serait
pas.
Appeler un comité « indépendant » ne suffit pas à le rendre indépendant. Son autonomie
devra être démontrée par sa structure, son financement, ses règles de nomination, ses
méthodes de travail et sa capacité à critiquer publiquement l'organisation qui a
contribué à sa création.
2026 : le diagnostic devient explicite
Le Manuel de Démocratie Directe 2026 identifie un manque de transparence et
d'imputabilité, ainsi qu'une absence de contrôle citoyen sur les dépenses et les
nominations. Il propose la publication obligatoire des décisions et des budgets, la
création de comités citoyens, une loi sur l'imputabilité, une loi sur l'information, une
plateforme de cyberdémocratie et des mécanismes d'initiative citoyenne.
Le comité est le point de rencontre de ces propositions. Il ne suffit pas de publier des
milliers de pages : encore faut-il que les citoyens puissent retrouver l'information
importante, comprendre son contexte, la comparer dans le temps et savoir ce qui reste
inexpliqué. Le comité serait un outil de mémoire démocratique.